J'ai été surpris de constater, en lisant les actes de décès et de sépultures de mes ancêtres qu'ils mourraient à un âge relativement élevé pour
l'époque.
Au milieu du XVIIIe siècle, la moitié des enfants mouraient avant l'âge de 10 ans et l'espérance de vie à la naissance ne dépassait pas 25 ans.
Elle atteint 30 ans à la fin du siècle,puis 37 ans en 1810 pour atteindre 45 ans en 1900.
Au cours du XXe siècle, les décès d'enfants deviennent de plus en plus rares.
En 2000, l'espérance de vie en France atteint 79 ans, et elle dépasse 80 ans en 2004.
Ainsi, concernant mes ancêtres, sur 32 ascendants dont l'âge au décès est connu, 16 ont plus de 70 ans.
âge au décès
nombre
avant 50 ans
2
entre 50 et 59 ans
4
entre 60 et 69 ans
10
entre 70 et 79 ans
7
entre 80 et 89 ans
9
Ces chiffres sont d'autant plus surprenants que 10 de ces personnes sont décédées au cours du XVIIIe siécle et donc nées au début du siécle ou dans
la deuxième moitié du XVIIe.
date décès
date naissance
nombre
entre 1739 et 1744
entre 1661 et 1669
3
entre 1752 et 1789
entre 1668 et 1714
7
entre 1809 et 1838
entre 1733 et 1751
4
entre 1862 et 1866
entre 1776 et 1784
3
Le palmarès des prénoms :
L'un des plus grands casse-tête à la naissance d'un enfant est de choisir le prénom qu'il portera toute sa vie. Mettons-nous alors à la place de
nos ancêtres qui devaient nommer parfois cinq, dix, voire quinze enfants.
Sur les 305 personnes référencées (ascendants directs et autres enfants de ces derniers), seuls 40 prénoms distincts ont été répertoriés.
Voici les 5 prénoms les plus usités.
prénoms masculins
nombre
prénoms féminins
nombre
1er
Jean
47
Marie
31
2ème
Antoine
32
Marguerite
20
3ème
Pierre
15
Jeanne (Jeannette, Jeanneton)
19
4ème
Guillaume
12
Elisabeth
16
5ème
Géraud / Durand
10
Catherine
12
Bien souvent l'originalité n'était pas de mise dans le choix du prénom.
Ainsi les 2 prénoms masculins les plus portés dans cette famille concernent 51% des hommes et les 2 prénoms féminins, 39% des femmes.
Les 4 prénoms masculins les plus portés représentent 60% des hommes, et les 4 prénoms féminins, 75% des femmes.
D'une manière générale, nos ancêtres avaient un nombre souvent important d'enfants et beaucoup d'entre eux mourraient en bas âge. Ainsi le prénom de
l'enfant décédé était redonné au suivant et ainsi de suite.
Malgré tout, on peut rencontrer dans une même famille, des enfants, tous vivants, portant le même prénom. Peut être pour permettre au prénom de perdurer
en cas de décès prématuré de l'un d'eux ....
En règle générale, j'ai pu remarquer que le premier garçon de la famille héritait souvent du prénom de son père, la première fille de celui de sa mère.
Les prénoms des frères et soeurs étaient, dans la majorité des cas, imposés par les parrains et marraines, ces derniers (généralement les oncles, tantes,
cousins, ...) portant eux-mêmes les prénoms qu'ils apposaient à ces nouveaux-nés.
C'est pourquoi, les prénoms sont souvent typiques d'une famille (sur plusieurs générations), d'une région ou d'une commune.
Ainsi chez les 48 représentants LAROUSSINIE, les prénoms les plus représentés sont Antoine et Jean (chacun 8 fois), Marie (4 fois) et Marguerite
et Catherine (chacun 3 fois).
Pour terminer, si vous recherchez un prénom pour vos enfants à venir, voici un petit florilège de quelques prénoms originaux rencontrés qui,
grâce à vous, pourraient devenir les prénoms de demain !
pour les garçons : Bonnet, Blaise, Artor, Durand ou Géraud
pour les filles : Toinette, Jeanneton ou Dorothée
A vous de voir !!
Les métiers de mes ancêtres : Voici une liste non exhaustive des métiers mentionnés sur les actes paroissiaux de mes ascendants :
La grande majorité de mes ancêtres, comme la plupart pendant des siècles, vivait du travail de la terre.
Des respectueux propriétaires terriens aux
simples brassiers, plusieurs catégories d'agriculteurs étaient représentés.
On distingue sous l'Ancien Régime principales catégories de "paysans" :
les bouviers (2) : dans un élevage, ce sont les personnes qui gardent les boeufs et les conduisent ces bœufs lors des
travaux agricoles tels que charrois et labours.
Guillaume LAROUSSINIE (sosa 44) : bouvier au village de Carbonnat, commune d'Arpajon-sur-Cère
Jacques PRUNET (sosa 46) : bouvier au village de Brouzac, commune de Vézac
les brassiers (ou laboureurs à bras) (2) : sorte d'ouvriers agricoles, payés à la journée. Ils peuvent parfois posséder une maison et un
lopin de terre mais qui ne leur permet pas d'en vivre. Littéralement,
ce terme désigne une personne qui n'a d'autre moyen que ses bras pour travailler.
Jean dit "Fiauber" LAROUSSINIE (sosa 176) : brassier au village de Grignac, commune de Teissières-Les-Bouliès
Pierre BRUEL (sosa 356) : brassier au village de Puybasset, commune de Carlat
les métayers (1) : agriculteurs exploitant une terre avec les matériels et les animaux du propriétaire et partageant de moitié avec lui
les fruits de son labeur. Les métairies pouvaient être assez importantes et l'exploitation pouvait aller jusqu'à 50 ha.
Jean VIALARD (sosa 354) : métayer de "métaierie haute de Mr Comblat" au village de Grignac, commune de
Teissières-Les-Bouliès
les fermiers (2) : ils possédent une terre en fermage, c'est à dire qu'ils doivent un loyer en argent au propriétaire, ce loyer était fixe
quelle que soit l'abondance de la récolte.
Antoine LAROUSSINIE (sosa 88) : fermier au village de Celles, commune de Carlat
Jean MANHES (sosa 720) : fermier de "mademoiselle Molle" à Saint-Etienne de Carlat
les laboureurs, cultivateurs et ménagers (18) : petits exploitants agricoles possédant leurs instruments de production (charrue, animaux de traits).
Ils sont propriétaires de leur exploitation, quelle qu'en soit la taille. Ils sont leurs propres maîtres et peuvent avoir même des employés.
La première nécessité du laboureur, ce sont ses bœufs qui, en tant qu'"outil de travail" indispensable, bénéficient des plus grands soins.
Certains peuvent être pauvres mais c'est quand même le plus souvent la catégorie la plus aisée. Le terme "ménager" est parfois utilisé
pour désigner les plus aisés d'entre eux.
Pierre RAMOND (sosa 188) : laboureur au village de Brouzac, commune de Vézac
Blaise LAROUSSINIE (sosa 352) : laboureur à Grignac dans la commune de Teissières-Les-Bouliès
Raymond MANHES (sosa 360) : laboureur à Carlat
Antoine BOISSOU (sosa 362) : laboureur au village de Roques, commune de Giou-de-Mamou
Guillaume LACOSTE (sosa 372) : laboureur au lieu-dit de Beisseyrol, commune de Saint-Mary-de-Roannes
Durand BAC (sosa 374) : laboureur à Prantignac dans la commune de Roannes
Jean POULHES (sosa 728) : laboureur au lieu-dit de La Caierie, commune de Raulhac
Jean JULHE (sosa 730) : laboureur à Barriac-les-Bosquets
Antoine BAC (sosa 748) : laboureur au village de Beisseyrol, commune de Saint-Mary-de-Roannes
Jean RAMOND (sosa 94) : cultivateur à Brouzac, dans la commune de Vézac
Antoine BRUEL (sosa 178) : cultivateur au Dat Soubeyrol dans la commune de Carlat
Guillaume LACOSTE (sosa 372) : cultivateur au lieu-dit de Beisseyrol, commune de Saint-Mary-de-Roannes
Guillaume LAROUSSINIE (sosa 44) : propriétaire cultivateur dans la commune de Carlat
Jacques PRUNET (sosa 46) : cultivateur propriétaire à Brouzac dans la commune de Vézac
Antoine LAROUSSINIE (sosa 88) : propriétaire cultivateur au lieu de Cabanes dans la commune de Carlat
Hugues PRUNET (sosa 92) : propriétaire cutivateur au lieu-dit de Beisseyrol, commune de Saint-Mary de Roannes
Guillaume LACOSTE (sosa 186) : propriétaire cutivateur au lieu-dit de Beisseyrol, commune de Saint-Mary de Roannes
Claire MANHES (sosa 45) : ménagère
les nourrisseurs cultivateurs (2) : il peut s'agir d'éleveurs d'animaux laitiers dans le but de faire commerce de leur lait pour
enfin les vendre comme animaux de boucherie. Il peut aussi s'agir de personnes qui nourrissent simplement le bétail, vaches, veaux, moutons.
Pierre LAROUSSINIE et Marie PRUNET (sosa 22 et 23): nourrisseurs cultivateurs à Carlat
Quelques métiers se trouvent également représentés :
meunier (1) : artisan qui moud le grain dans un moulin à vent ou à eau pour en faire de la farine.
Pierre BRUEL (sosa 356) : meunier à Saint-Etienne-de-Carlat
domestique (1) : dans une maison noble ou bourgeoise, employé attaché au services des maîtres de maison.
Antoine LAROUSSINIE (sosa 88) : domestique dans le village de Celles, commune de Carlat
couturière (1) : personne chargée de coudre les pièces d'étoffe ou de cuir que d'autres confectionnent.
Elisabeth Claire LAROUSSINIE (sosa 11) : couturière
On peut noter que dans la majorité des cas, jusqu'à une époque
relativement récente, la femme travaillait avec son époux dans l'exploitation agricole ce qui explique que l'on ne trouve que très peu de mentions de
métiers les concernant.